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jeudi 30 juin 2011

Consommation Médicale Totale : définition et composition



La Consommation Médicale Totale (CMT) est un des deux agrégats du Compte de la Santé. Elle permet de connaître les masses financières globales qui sont la contrepartie des soins médicaux et des services de prévention individualisables dispensés dans l'année.

La CMT représente la valeur des biens et services médicaux acquis sur le territoire métropolitain plus les DOM (par des résidents ou des non-résidents) pour la satisfaction directe des besoins individuels. Il s'agit de biens et services marchands (achats auprès de prestataires tels que médecins), ou non marchands, c'est-à-dire organisés et financés par une administration (hospitalisation financée par budget global). Les montants et les évolutions de la consommation médicale totale peuvent être comparés mais non confondus avec les seuls remboursements de l'assurance maladie de la sécurité sociale.




vendredi 24 juin 2011

Influence des conditions de travail sur les dépenses de santé

L’objectif de cette étude est d’estimer l’impact de certaines conditions de travail sur des indicateurs de dépenses de santé et de mesurer l’effet agrégé sur les dépenses de santé de la collectivité. L'analyse empirique repose sur un échantillon de salariés âgés de 18 à 65 ans ; ces données sont issues de l’enquête Santé 2002-2003 de l'IRDES.

Il a été utilisé trois indicateurs des dépenses de santé : le nombre de recours aux médecins généralistes ou spécialistes au cours des douze derniers mois, la prise d’arrêts de travail sur une période de deux mois consécutifs, le recours à l’hôpital au cours des douze derniers mois.

Les résultats confirment que les conditions de travail semblent bien être à l’origine d’un accroissement des dépenses de santé. Les trois formes de pénibilités retenues (pénibilité physique actuelle, pénibilité physique passée et risques psychosociaux) induisent des modifications dans la consommation ambulatoire, dans la prise d’arrêts de travail et dans les hospitalisations. De plus, il est mis aussi en évidence un effet supplémentaire du cumul des risques professionnels sur les dépenses de santé.

Ainsi selon la méthode d’estimation retenue, les individus soumis au cumul des trois risques étudiés ont entre 22,4 % et 25,1% de consultations en plus relativement aux salariés sans exposition, entre 46,3 % et 56,1% d’arrêts de travail en plus et entre 27,2 % et 35,9 % d’hospitalisation en plus.

L'ensemble de l'étude sur le site de l'IRDES : ICI

jeudi 23 juin 2011

Distances et temps d'accès aux soins médicaux en France

La question de l’accès aux soins médicaux est devenue centrale dans le contexte actuel de fortes mutations du monde hospitalier et de réduction à venir des effectifs de médecins sur le territoire.

Le temps d’accès aux soins est globalement satisfaisant : 95 % de la population française a accès à des soins de proximité en moins de quinze minutes. De même, la plupart des médecins spécialistes libéraux et les équipements médicaux les plus courants sont accessibles en moyenne à moins de 20 minutes par la route. Concernant les soins hospitaliers courants, 95 % de la population française peut y accéder en moins de 45 minutes, les trois quarts en moins de 25 minutes.

Cependant, des inégalités d’accès persistent tant pour les spécialités les plus courantes que les plus rares. Les régions rurales, à faible densité de population, cumulent l’éloignement des soins de proximité et de la plupart des soins spécialisés. Depuis 1990, la distance moyenne d’accès aux soins a diminué pour certains spécialistes, notamment les urologues, mais a augmenté pour d’autres, en particulier les pédiatres.

L'ensemble de l'étude sur le site de l'IRDES : ICI

mercredi 22 juin 2011

Baromètre de l'arrêt de travail en 2010

Depuis octobre 2009, le taux d'absence au travail (arrêts supérieurs à 3 jours) pour Maladie s'est stabilisé autour de 2%. Le dernier trimestre 2010 peut laisser penser à une future augmentation possible du taux d'absentéisme (moyenne de 2,10% sur le trimestre avec un pic à 2,15% en octobre contre des taux inférieurs à 2% pour les 3 premiers trimestres).

Les premières observations de 2011 permettront de confirmer ou d'infirmer la hausse constatée au 4ème trimestre 2010. On peut noter l'effet saisonnier du mois d'août avec une baisse significative à 1,82% (déjà observé en 2009).
Le taux d'absence pour Accident reste stable sur le 4ème trimestre 2010 par rapport aux valeurs enregistrées depuis le début de l'année 2010. Ainsi, la valeur moyenne sur 2010 s'établit à + 0,33%.

mardi 21 juin 2011

Enquête sur le bien être au travail


Le bien-être au travail favorise la réussite de l'entreprise :
"Le bien-être psychologique des salariés est considéré comme majeur pour 95 % des dirigeants d’entreprises interrogés". C’est ce que révèle l’enquête IFOP sur le bien-être psychologique au travail *. Et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise.

Séminaire "Bien-être et efficacité au travail" :
La quatrième édition du séminaire "Bien-être et efficacité au travail", s'est déroulée le 8 février dernier à Paris, organisée par le ministère du Travail de l'Emploi et de la Santé, en partenariat avec le Cercle de l'humain.  
Dix experts se sont réunis pour discuter des stratégies de prévention des risques psychosociaux. "En dix-huit mois, 230 accords sur le stress ont déja été signés par les entreprises", précisait Hervé Lanouzière, conseiller technique à la direction générale du travail.

lundi 20 juin 2011

La progression des dépenses du RSI

Les remboursements de soins de ville du Régime Social des Indépendants (RSI) ont progressé de 2,6 % sur les douze derniers mois.
Les versements d’indemnités journalières restent stables (+ 0,5 %). 

Accessibilité aux soins : l'HCAAM dresse un état des lieux

Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM), qui a notamment pour mission «d’évaluer le système d’assurance maladie et ses évolutions», a estimé nécessaire d’engager un travail en profondeur sur ce que pourraient être les bons indicateurs de suivi de notre système d’assurance maladie. Son travail de «juste diagnostic» débute par une réflexion sur les indicateurs d’accessibilité financière des soins, notamment de celui des restes à charge (RAC). Il met en avant les difficultés d’interprétation des données de santé pour la compréhension générale du fonctionnement du système de santé.

L’HCAAM analyse dans son étude (1) les indicateurs de financement du système de soins, dont elle estime « qu’ils ne peuvent pas convenablement rendre compte de la façon dont le système fonctionne effectivement pour les usagers ». Elle constate ainsi que la croissance continue de la dépense de santé individuelle a été très largement accompagnée par le système de remboursement de l’assurance-maladie obligatoire. 
Au sein de ce dernier, la Sécurité sociale prend en charge en 2009 75,5 % de la consommation de soins et de biens médicaux des Français, l’assurance complémentaire 13,8 %, la part des restes à charge (RAC) des ménages s’élevant à 9,4 % et celle de l’Etat (CMU) et des collectivités locales à 1,3 %. Entre 1995 et 2009, la part du reste à charge dans le revenu disponible des ménages est ainsi passée d’environ 2,9 % à un peu plus de 3,3%. 
En valeur, ce RAC est passé de 217 euros à 547 euros par personne et par an entre 1980 et 2008 (2). « En dix ans, le RAC après AMO a, en moyenne et par personne couverte, augmenté d’un peu plus d’un euro par mois », note l’HCAAM qui considère que cette description ne permet cependant pas d’établir un diagnostic pertinent sur le fonctionnement du système de prise en charge. Elle estime à cet égard que « le système d’assurance maladie obligatoire, dont les recettes reposent sur des prélèvements indépendants des risques, assure une très puissante réduction de la dispersion des coûts de santé supportés par les personnes. » L’Assurance Maladie Obligatoire permet ainsi de mutualiser les coûts entre les différentes classes d’âge « tout en laissant subsister, aux âges élevés, un reste à charge moyen relativement important que l’AMC contribue à mutualiser ». Au total, l’étude permet de démontrer « l’effet important de l’intervention de l’assurance maladie complémentaire en matière de réduction des restes à charge par âge, déjà fortement aplanis par l’intervention de l’assurance maladie obligatoire ».

Par ailleurs, l’HCAAM rappelle que l’AMO concentre ses efforts sur les personnes qui supportent les coûts les plus élevés. A la concentration des dépenses de soins comme des dépenses remboursées par l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire) et l’AMC (Assurance Maladie Complémentaire) sur un petit nombre de personnes, s’ajoutent d’autres phénomènes connus, qui tiennent à ce que les dépenses de soins les plus lourdes (dépenses hospitalières, médicaments « de spécialité » à 100 %, dépenses de soins d’ALD, dépenses médico-sociales…) sont fréquemment remboursées à un taux élevé. 
Sur la base de ces différents indicateurs de mesure de la couverture des soins maladie, le Haut Conseil avance qu’il n’existe, de manière générale, qu’une faible corrélation entre, d’une part, le taux de remboursement et d’autre part la dépense de soins et le reste à charge. « Ce constat d’une absence de liaison forte entre le taux de couverture de la dépense et le montant de la dépense ou le reste à charge peut se mesurer de manière objective sur les soins de ville ». Il conclut qu’il n’est pas possible de s’en tenir au taux de couverture (qu’il s’agisse du taux global de 75,5 % de couverture des dépenses de soins par l’AMO, du taux moyen de couverture des « soins courants », ou d’autres taux généraux) pour porter un diagnostic complet sur le système de prise en charge des dépenses. « Toutes ces considérations montrent qu’une grande vigilance est nécessaire lorsqu’on se fixe pour objectif d’approcher, autant que possible, une description du système tel qu’il fonctionne concrètement pour les personnes ». 

Le HCAAM invite à la plus extrême prudence et vigilance dans la mesure de l’accessibilité financière des soins par l’analyse des restes à charges des assurés sociaux. « La contrainte financière met aujourd’hui sous tension la pérennité de notre système de solidarité, conclut le Haut Conseil. On n’y répondra que par un travail obstiné d’optimisation de la dépense, pour "bien" couvrir les "bons" soins ».

Sources : (1) « L’accessibilité financière des soins : comment la mesurer ? Avis. », Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, 2011.
(2)  « La complémentaire santé en France en 2008 : une large diffusion mais des inégalités d’accès », Questions d’économie de la santé, n°161, janvier 2011, Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES)

jeudi 16 juin 2011

Prévision sur le déficit de la Sécurité Sociale en 2011

Le montant du déficit de l’assurance maladie devrait être de -10,3 milliards d’euros en 2011, selon les estimations de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. 
C’est une légère amélioration par rapport à 2010, où il était de -11,6 milliards. Le déficit du régime général de la Sécurité sociale (qui comprend la branche maladie, accidents du travail, retraite et famille) est lui aussi en baisse à -19,5 milliards d’euros, contre -23,9 milliards l’année dernière.

Cette légère amélioration est en grande partie due à l’augmentation de la masse salariale enregistrée depuis 2010. "La masse salariale du secteur privé, dont l'évolution est déterminante pour les recettes de la Sécurité sociale, suit la reprise d'activité avec un léger décalage", explique la Commission. "Sa progression a été estimée à 2% pour l'année 2010 et s'élèverait à 3,2% en 2011". Pour autant, la croissance des recettes reste "en-deçà de celle des dépenses", indique la Commission.

Une croissance modérée des dépenses de santé
En 2010 et 2011, l'augmentation des dépenses d'assurance maladie est restée inférieure aux années précédentes. Elle a été de 2.7% en 2010, contre 3,7% en moyenne pour les cinq dernières années. En 2011, la hausse des dépenses de santé devrait rester inférieure à 3%.

Rapport de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale : PDF ICI

mardi 14 juin 2011

Comptes de la Sécurité Sociale 2010

Le déficit du régime général atteint 23,9 Md€ en 2010, ce qui représente une dégradation de 3,6 Md€ par rapport au solde de 2009 (-20,3 Md€).

L’ensemble des branches du régime général se détériorent en 2010. Le déficit de la CNAM maladie augmente d’1 Md€ pour atteindre -11,6 Md€. La situation financière de la CNAV s’aggrave de 1,7 Md€ pour atteindre -8,9 Md€. Celle de la CNAF se dégrade de 0,9 Md€ et affiche un solde de -2,7 Md€. La CNAM-AT stabilise son déficit en 2010 à 0,7 Md€.

Les dépenses d’assurance maladie du champ de l’ONDAM = 162,0 Md€ en 2010
Selon les données issues des comptes des régimes, la croissance des dépenses dans le champ de l’ONDAM s’est établie à 2,7% en 2010, ce qui représente une inflexion notable par rapport à 2009 (+3,5%).

L’ensemble des composantes de l’ONDAM ont ralenti en 2010, notamment les soins de ville (+2,8%, contre +3,2% en 2009) et les établissements de santé (+2,0%, après +3,6%).

Rapport de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale : PDF ICI

vendredi 27 mai 2011

Progression des dépassements d'honoraires

L’Assurance maladie a montré son inquiétude dernièrement face à la progression remarquable des dépassements d’honoraires des médecins libéraux. En effet, depuis 1990, ces dépassements d’honoraires ont tout simplement doublé.

Ainsi, en 2010, on recense qu’un médecin sur quatre exerce en honoraires libres (secteur 2) et cette situation s’accentue chez les médecins spécialistes. À l’exception de la médecine générale, avec une proportion de quatre médecins sur dix pratiquant des honoraires libres.

Les statistiques de l’Assurance maladie montrent que la grande majorité des chirurgiens (85%) travaillent actuellement en secteur 2, c’est-à-dire avec la possibilité d'effectuer des dépassements d’honoraires, ainsi que la moitié (50 %) des gynécologues, des ophtalmologistes et des ORL.

Ce sont par contre, moins de 20% des radiologues, pneumologues ou cardiologues qui réclament un supplément au tarif de la consultation pris en charge par la sécurité sociale.

Quelle solution ?
Le dépassement moyen a augmenté de 25% à 54% du tarif dit opposable, entre 1990 et 2010, enregistrant le chiffre global de :
2,5 Md €
Pour faire face à cette situation alarmante,  l’Assurance Maladie souhaite la mise en place d'un secteur "dit" optionnel.

Dans le cadre de ce secteur optionnel, les complémentaires santé prendraient en charge les compléments d’honoraires maîtrisés, et de leur coté,  les professionnels de santé s’engageraient à opérer avec plus de transparence et de qualité.

Dans le cas où ce dossier, qui stagne depuis 2009, ne serait pas réglé lors des négociations conventionnelles, la classe politique se trouverait alors contrainte de prendre en main la question épineuse des dépassements d’honoraires.

lundi 23 mai 2011

Dépendance : les retraités s'informent davantage

Selon un récent sondage 34% des retraités se sont enseignés sur les solutions disponibles pour la dépendance :

  • 72% sur l'aide à domicile,
  • 53% sur l'hébergement en établissement spécialisé,
  • 49% sur les possibilités d'aide financière,
  • 43% sur les systèmes de téléassistance,
  • 38% sur l'aménagement du logement.
Ainsi les différents modes d'hébergement en établissement spécialisé ou possibilités d'aide financières sont d'avantage plébiscités que les années précédentes, mais l'aide à domicile reste un sujet prioritaire.

Assurance Maladie : + 3,3% d'augmentation des dépenses au 1er trimestre 2011

Les remboursements de soins de ville du régime général ont progressé de 3,2% au premier trimestre 2011.

L’évolution des remboursements de soins médicaux et dentaires est plus importante au premier trimestre 2011 que sur les douze derniers mois (5,4% contre 1,3%). En revanche, les remboursements de médicaments, d’indemnités journalières et de soins d’auxiliaires médicaux ont été moins dynamiques au premier trimestre 2011 que sur les douze derniers mois.

jeudi 19 mai 2011

Bénéficiaires de la CMU complémentaire au 31 décembre 2010

Au 31 décembre 2010, les effectifs de la CMU-C sont estimés à 4 317 255 bénéficiaires.

Ils ont évolué de + 3,3 % par rapport au mois de décembre 2009. 

Cette évolution a été régulière sur l’ensemble de l’année et traduit notamment les effets retard de la crise économique. Cette augmentation semble toutefois se ralentir avec seulement + 0,1 % d’évolution sur le dernier trimestre.


dimanche 15 mai 2011

Dépendance : dépenses de protection sociale liées à la perte d'autonomie

Les dépenses de protection sociale liées à la compensation de la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées se sont élevées à plus de 47 milliards d’euros en 2009

Cette somme est prise en charge pour près de la moitié (46,7 %) par la sécurité sociale au titre de la protection contre les risques sociaux communs à l’ensemble de la population. La majorité des prestations qu’elle verse est constituée de dépenses d’assurance maladie (environ 94 %).
Les départements et l’Etat prennent à leur charge respectivement 20,9 % et 22,3 % chacun de l’ensemble des dépenses en faveur des personnes âgées et handicapées.

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), établissement public créé en 2004, compte pour 8,7 % de l’ensemble des dépenses de protection sociale afférentes aux personnes âgées et handicapées.

L'ensemble de l'étude : ICI

lundi 2 mai 2011

Retraite : montant de la pension moyenne en 2009

Selon une étude de la DREES parut le 18 avril 2011, la pension moyenne des nouveaux retraités ayant liquidé un premier droit direct en 2009 est en baisse par rapport à ceux ayant liquidé leur retraite en 2008.

Elle passe de 1250 € en 2008 à 1195 € en 2009. Cette baisse s’expliquerait par la baisse des départs en retraite anticipée pour carrière longue, dispositif désormais strictement encadré.

Etude de la DREES : ICI

jeudi 21 avril 2011

Dépendance : état des lieux du financement actuel

La dépendance est actuellement financée par :

  • 39% par la branche de l'assurance maladie,
  • 18% via l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) des départements,
  • 10% par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie,
  • 33% par les familles.

mercredi 20 avril 2011

Comptes de la Sécurité Sociale 2010 : Prévision

L'objectif de dépenses d'assurance maladie, fixé chaque année dans le budget de la Sécurité sociale, a bien été respecté en 2010 et elles pourraient même se situer un peu en-deçà, a indiqué vendredi 15 avril 2011 le comité d'alerte des dépenses d'assurance maladie.

La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) avait déjà indiqué en mars que l'Ondam (Objectif national de dépenses d'assurance maladie) avait été respecté en 2010 pour la première fois de la décennie.

Dans un avis publié vendredi, la comité d'alerte écrit : "que l’Ondam a été respecté en 2010" et que "les dépenses pourraient même avoir été légèrement en-deçà de l’objectif fixé à 162,4 milliards d'euros" (+ 3%).
Les dépenses de ville, c'est-à-dire hors hôpitaux, "seraient légèrement inférieures" à l'objectif, car leur "évolution a été très modérée en fin d’année 2010".
"Pour les établissements de santé, les dépenses seraient globalement conformes à l’objectif : le supplément de dépense d’environ 500 millions d'euros qui a résulté d’une activité sensiblement plus forte que prévu a été compensé par les décisions de mise en réserve de divers crédits hospitaliers prises à partir du printemps 2010", ajoute le comité, qui rendra en mai un avis plus complet sur les dépenses 2010.

Le respect de l'Ondam en 2010 n'a pas empêché la branche maladie du régime général d'enregistrer un déficit de plus de 11 milliards d'euros.

Le communiqué du comité d'alerte : ICI

mardi 19 avril 2011

Dépendance : chiffres actuels

Situation actuelle en chiffres :
  • 1,2 million de personnes dépendantes en France aujourd’hui (+ 25 % d’ici à 2015),
  • 5 millions de Français ont déjà souscrit à une assurance dépendance,
  • 522 € par mois : montant moyen des rentes versées en 2009 par les contrats individuels d'assurance dépendance,
  • 4.000 € par mois : coût d’une personne dépendante maintenue à domicile,
  • 2.220 € par mois : coût moyen d’une maison de retraite en milieu rural et périurbain,
  • de 3.000 € à 5.000 € par mois : coût moyen d’une maison de retraite en milieu urbain.

lundi 18 avril 2011

Financement des dépenses de santé en France à fin 2010

L'assurance maladie obligatoire finance 76,8% de la consommation de soins et de biens médicaux, les organismes complémentaires (mutuelles, assureurs et institutions de prévoyance) 13,8%, et les ménages 9,4%

Ces dernières années, la part des ménages et celle des organismes complémentaires ont eu tendance à augmenter, alors que celle de l'assurance maladie a légèrement diminué.

mardi 12 avril 2011

Dépendance : principaux chiffres

Un sujet qui touche et concerne les Français âgés de 35 à 75 ans
  • 82% se sentent concernés par la dépendance liée à l'âge pour un proche de l'entourage,
  • 62% ont actuellement ou ont eu dans le passé une personne âgée dépendante dans leur foyer ou leur entourage familial,
  • 28% ont actuellement une personne âgée dépendante dans leur foyer ou leur entourage familial,
  • 13% aident actuellement une personne âgée dépendante (10% sur le plan matériel, 5% sur le plan financier),
  • 72% et 65% respectivement considèrent que préparer le risque dépendance de l'un de leurs proches ou se préparer personnellement au risque dépendance sont des préoccupations très ou assez importantes pour eux,
  • 52% seulement se sentent bien informés sur les solutions disponibles pour faire face au risque de dépendance,
  • 34% se sont déjà renseignés,
  • 18% déclarent avoir souscrit un produit financier (12% un contrat de prévoyance dépendance),
  • 6% ont pris des dispositions en matière de logement (aménagements spécifiques, ...).
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