OGMIA Blog des Assurances Collectives

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mardi 28 juin 2011

Contrat de frais de santé responsable : définition

Quels sont les principales caractéristiques d'un contrat collectif obligatoire de frais de santé (ou mutuelle) responsable ?

Il doit prendre en charge :

  • Les consultations prescrites par le médecin traitant : au moins 30% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale,
  • Les médicaments à vignette blanche : au moins 30% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale,
  • Les analyses médicales : au moins 35% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale,
  • Les actes de prévention : au moins 2 actes à choisir dans une liste de plusieurs actes de préventions.
Il ne doit pas prendre en charge :


  • La majoration du ticket modérateur pour l'assuré qui consulte un médecin sans avoir choisi de médecin traitant,
  • La majoration du ticket modérateur pour l'assuré qui refuse l'accès à son dossier médical à un professionnel de santé,
  • Les dépassements d'honoraires chez un spécialiste du secteur 1 (hors parcours de soins),
  • La contribution forfaitaire de 1 €,
  • Les franchies appliquées au prix des médicaments depuis 2008.
Ainsi, un contrat dit "Responsable" est l'une des conditions à remplir, avec le contrat collectif et obligatoire, pour continuer à bénéficier des exonérations fiscales et sociales des cotisations sur les contrats de frais de santé.

jeudi 9 juin 2011

Homéopathie : définition et applications


Définition
Technique thérapeutique unique en son genre suscitant toujours beaucoup de controverse, l’homéopathie est pratiquée un peu partout dans le monde, tant par des médecins, des dentistes et des vétérinaires que par des naturopathes, des chiropraticiens, des praticiens de la médecine ayurvédique, et plusieurs autres professionnels de la santé.

Elle repose essentiellement sur 2 fondements :
-1- La loi de similitude. Ce principe, qu’on fait remonter à Hippocrate, veut qu’une substance qui provoque un groupe de symptômes chez une personne en santé puisse guérir une personne malade chez qui se manifeste le même groupe de symptômes. C’est ce principe qui a donné son nom à l’homéopathie, des mots grecs homeo et pathos signifiant respectivement « similaire » et « maladie ou souffrance ».

-2- Le procédé des hautes dilutions. La théorie homéopathique allègue que la dilution et la « dynamisation » d’un remède peuvent en potentialiser les effets curatifs. Les remèdes homéopathiques sont dilués plusieurs fois dans de l’eau ou dans un mélange d’eau et d’alcool, au point qu’on n’y trouve habituellement plus de trace chimique des molécules qui composaient la substance originale. Entre les dilutions successives, on administre au remède une série de secousses (appelées succussions dans le jargon des homéopathes) dans le but de le « dynamiser ». Cette dynamisation serait absolument essentielle à l’efficacité du produit. Suivant le principe des hautes dilutions, plus grand est le nombre de dilutions, plus puissant est le remède.

mercredi 4 mai 2011

Médicaments : le système des vignettes


Comprendre le fonctionnement du remboursement des médicaments n’est pas simple.

La Haute Autorité de Santé (HAS) est l’instance chargée d’évaluer scientifiquement le niveau de service médical rendu (SMR) d’un médicament.
Le résultat de cette évaluation détermine le niveau de prise en charge par la Sécurité Sociale. Aujourd’hui, quatre types de remboursements existent.

Le système des vignettes de couleur :
  • Les médicaments à vignette blanche barrée sont remboursés à 100%. Ils sont considérés par la HAS comme "irremplaçables et coûteux". Ils traitent notamment les maladies graves comme le cancer ou encore le diabète.
  • Viennent ensuite les médicaments à simple vignette blanche. Ceux-là, au SMR majeur ou important, sont remboursés à hauteur de 65%. Il s’agit, par exemple, des antibiotiques.
  • En troisième position : les médicaments marqués d’une vignette bleue – considérés comme traitements symptomatiques ou de confort – au SMR modéré sont moins bien remboursés. D’autant moins depuis le 1er mai 2011, date à laquelle leur remboursement est passé de 35 à 30%.
  • Enfin, en bas du tableau : les médicaments à vignette orange. Considérés par la HAS comme ayant un SMR "faible ou insuffisant", leur prise en charge n’est que de 15%. Des produits courants comme l'Héxomédine ou encore la Bétadine en font partie.

mercredi 27 avril 2011

Prévention : anxiolytiques, tranquillisants et somnifères

Les anxiolytiques sont très efficaces contre le stress, l’angoisse, l’insomnie… Le petit (ou gros) problème est que les anxiolytiques entraînent une accoutumance et ont donc tendance à être pris à long terme par les personnes qui les utilisent.

Votre risque de mortalité augmente si vous consommez des anxiolytiques ?

C’est désormais démontré dans une étude canadienne : les personnes consommant des anxiolytiques ont une augmentation significative du risque de mortalité. Heureusement, cette augmentation reste malgré tout modeste. L’enquête a étudié entre 1994 et 2007, plus de 14.000 personnes âgées de 18 à 102 ans.
Si vous prenez des anxiolytiques, votre mortalité sur 13 ans (durée de l’enquête) pourrait passer (en moyenne) de 11 % à 16%.

Quelles sont les raisons de cette augmentation de mortalité sous anxiolytiques ?

Les accidents pourraient être plus fréquents, les anxiolytiques augmentant le temps de réaction, altérant la coordination psychomotrice. Les chutes graves pourraient aussi devenir plus fréquentes chez les personnes âgées. 
Ces médicaments sont aussi dépresseurs du système respiratoire et pourraient avoir tendance à aggraver des maladies pulmonaires ou cardiaques.


Les anxiolytiques sont-ils vraiment en cause ?

Il se pourrait que les personnes très anxieuses ou dormant très mal soient en plus mauvaise santé que les autres, ce qui entraînerait une prise de médicaments anxiolytiques plus fréquente que chez les personnes en bonne santé. Autrement dit, même si ces médicaments sédatifs, tranquillisants sont en cause, il se pourrait qu’ils soient une conséquence d’une maladie grave pouvant entraîner le décès plutôt qu’une cause directe de ce décès.



Quoi qu’il en soit, il est vivement conseillé de ne pas prendre d’anxiolytiques au long terme. Mieux vaut une hygiène psychologique naturelle et une bonne hygiène de vie plutôt qu’un support chimique pour faire diminuer l'anxiété.
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