OGMIA Blog des Assurances Collectives

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lundi 11 juillet 2011

Assurance Maladie : création de l'UNCAM

La nouvelle organisation du pilotage de l'Assurance Maladie se traduit par la création de l'UNCAM, des pouvoirs étendus pour le directeur général de la CNAMTS et un conseil de la CNAMTS recomposé.

La création de l'UNCAM
L'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) est une nouvelle instance regroupant les trois principaux régimes d'assurance maladie - régime général, régime agricole (MSA) et régime social des indépendants (RSI) - pour conduire la politique conventionnelle, définir le champ des prestations admises au remboursement, et fixer le taux de prise en charge des soins.

jeudi 30 juin 2011

Consommation Médicale Totale : définition et composition



La Consommation Médicale Totale (CMT) est un des deux agrégats du Compte de la Santé. Elle permet de connaître les masses financières globales qui sont la contrepartie des soins médicaux et des services de prévention individualisables dispensés dans l'année.

La CMT représente la valeur des biens et services médicaux acquis sur le territoire métropolitain plus les DOM (par des résidents ou des non-résidents) pour la satisfaction directe des besoins individuels. Il s'agit de biens et services marchands (achats auprès de prestataires tels que médecins), ou non marchands, c'est-à-dire organisés et financés par une administration (hospitalisation financée par budget global). Les montants et les évolutions de la consommation médicale totale peuvent être comparés mais non confondus avec les seuls remboursements de l'assurance maladie de la sécurité sociale.




mardi 28 juin 2011

Contrat de frais de santé responsable : définition

Quels sont les principales caractéristiques d'un contrat collectif obligatoire de frais de santé (ou mutuelle) responsable ?

Il doit prendre en charge :

  • Les consultations prescrites par le médecin traitant : au moins 30% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale,
  • Les médicaments à vignette blanche : au moins 30% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale,
  • Les analyses médicales : au moins 35% de la Base de Remboursement de la Sécurité Sociale,
  • Les actes de prévention : au moins 2 actes à choisir dans une liste de plusieurs actes de préventions.
Il ne doit pas prendre en charge :


  • La majoration du ticket modérateur pour l'assuré qui consulte un médecin sans avoir choisi de médecin traitant,
  • La majoration du ticket modérateur pour l'assuré qui refuse l'accès à son dossier médical à un professionnel de santé,
  • Les dépassements d'honoraires chez un spécialiste du secteur 1 (hors parcours de soins),
  • La contribution forfaitaire de 1 €,
  • Les franchies appliquées au prix des médicaments depuis 2008.
Ainsi, un contrat dit "Responsable" est l'une des conditions à remplir, avec le contrat collectif et obligatoire, pour continuer à bénéficier des exonérations fiscales et sociales des cotisations sur les contrats de frais de santé.

lundi 27 juin 2011

Alerte au phishing sur la carte VITALE



Certains d’entre vous ont peut-être reçu un courriel frauduleux qui ressemble à ceci, sous prétexte de vouloir vérifier votre carte Vitale :
Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé (secteur Santé) Bonjour ! Dans le cadre de nos mesures de securité, Nous verifions les cartes vitales.
Chaque travailleur doit activer la carte Pour recalculer le % des personnes assures , Alors S'il vous plait comprendre la situation et nous aider a terminer nos travaux, Merci de votre comprehension et coopération Nous esperons de votre collaboration .
La procédure est très simple: 1 Cliquer sur le lien ci-dessous pour ouvrir une fenetre de navigateur securise. 2 Suivez les étapes pour verifier votre identite. Verifier Votre carte vitale
Si vous avez reçu ce courriel frauduleux : que faire ?
Il s’agit d’une escroquerie : l’émetteur de ce courriel n’est pas le Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé. Ce courriel est frauduleux !

Ne surtout pas y répondre et supprimez-le immédiatement de votre boîte de messagerie.

Si vous avez déjà communiqué vos données bancaires (N° de carte bleue par exemple) à l'auteur de ce message frauduleux : prévenez rapidement votre banque pour faire opposition.

Définition du "Phishing"


Le filoutage, ou phishing, est une technique utilisée par des personnes malveillantes dans le but d’obtenir des informations confidentielles sur leurs victimes puis de s’en servir. Pour ce faire les fraudeurs contactent leurs victimes sous différents prétextes en usurpant l’identité d’un tiers dans lequel la victime pourrait avoir confiance (une banque, un site de commerce…).
Ces arnaques visent aujourd’hui principalement les clients des sites bancaires, mais il n’est pas rare de constater qu’elles peuvent aussi s’attaquer aux sites de commerce ou d’organisations caritatives. Sur Internet on trouve également le terme d’hameçonnage.

Principe de fonctionnement
Généralement la victime reçoit dans sa messagerie électronique un courriel, semblant provenir de sa banque ou d’un organisme de confiance, lui indiquant qu’un problème est survenu sur son compte. Le contenu du mail est vraisemblable, il utilise le logo de l’organisme bancaire et invite la victime à cliquer sur le lien contenu dans le courrier afin de résoudre ce soi-disant problème.

jeudi 23 juin 2011

Frais d'obsèques : définition, descriptif et coût


Définition
C’est l’ensemble des frais liés aux cérémonies funèbres qui accompagnent l'organisation et la prise en charge du transport du corps du défunt du lieu de décès au lieu d'inhumation ou de crémation. Ils excluent en général les frais dits de cimetière (concession, caveau et monument).

De quoi se composent les frais d'obsèques ?
Que ce soit pour une inhumation ou une crémation, cercueil et corbillard sont obligatoires. L'entreprise de services funéraires sélectionnée sur la base d'un devis fournira des porteurs et un maître de cérémonie. Elle facturera ses prestations, les frais de «tiers » (avis de décès, frais de culte, taxe municipale, taxe de crémation, etc. ) auxquels s'ajoute la TVA à 19,6%.

mercredi 22 juin 2011

Indemnité Journalière Sécurité Sociale et séjour à l'étranger

Selon l’article L.332-3 alinéa 1er du Code de la sécurité sociale, « sous réserve des conventions et des règlements internationaux et de l'article L.766-1, lorsque les soins sont dispensés hors de France aux assurés et à leurs ayants droit, les prestations correspondantes des assurances maladie et maternité ne sont pas servies ».

Une assurée en arrêt de travail contestait la décision de la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) de suspendre le versement de ses indemnités journalières, pour la durée de son séjour en Australie. Son pourvoi est rejeté par la Cour de cassation, qui juge que :
« Après avoir relevé qu'en application des dispositions de l'article L. 332-3 du code de la sécurité sociale, lequel ne fait pas de distinction entre les prestations en nature et les prestations en espèces, que les prestations de l'assurance maladie ne peuvent pas être servies, sous réserve des conventions et des règlements internationaux, lorsque l'assuré séjourne hors de France, le jugement retient à bon droit qu'en absence de toute convention franco-australienne régissant le versement des prestations en espèces de l'assurance maladie, ces dernières ne pouvaient pas être servies à Mme X... durant son séjour dans ce pays ; »

lundi 20 juin 2011

Ostéoporose : définition et prise en charge


Définition
L’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration de la micro-architecture du tissu osseux, responsables d’une augmentation du risque de fracture. L’objectif de son traitement est de prévenir la survenue de fractures. La résistance osseuse, donc le risque de fracture, est évaluée en fonction, notamment, du contenu minéral osseux ou densité minérale osseuse (DMO).

Accessibilité aux soins : l'HCAAM dresse un état des lieux

Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM), qui a notamment pour mission «d’évaluer le système d’assurance maladie et ses évolutions», a estimé nécessaire d’engager un travail en profondeur sur ce que pourraient être les bons indicateurs de suivi de notre système d’assurance maladie. Son travail de «juste diagnostic» débute par une réflexion sur les indicateurs d’accessibilité financière des soins, notamment de celui des restes à charge (RAC). Il met en avant les difficultés d’interprétation des données de santé pour la compréhension générale du fonctionnement du système de santé.

L’HCAAM analyse dans son étude (1) les indicateurs de financement du système de soins, dont elle estime « qu’ils ne peuvent pas convenablement rendre compte de la façon dont le système fonctionne effectivement pour les usagers ». Elle constate ainsi que la croissance continue de la dépense de santé individuelle a été très largement accompagnée par le système de remboursement de l’assurance-maladie obligatoire. 
Au sein de ce dernier, la Sécurité sociale prend en charge en 2009 75,5 % de la consommation de soins et de biens médicaux des Français, l’assurance complémentaire 13,8 %, la part des restes à charge (RAC) des ménages s’élevant à 9,4 % et celle de l’Etat (CMU) et des collectivités locales à 1,3 %. Entre 1995 et 2009, la part du reste à charge dans le revenu disponible des ménages est ainsi passée d’environ 2,9 % à un peu plus de 3,3%. 
En valeur, ce RAC est passé de 217 euros à 547 euros par personne et par an entre 1980 et 2008 (2). « En dix ans, le RAC après AMO a, en moyenne et par personne couverte, augmenté d’un peu plus d’un euro par mois », note l’HCAAM qui considère que cette description ne permet cependant pas d’établir un diagnostic pertinent sur le fonctionnement du système de prise en charge. Elle estime à cet égard que « le système d’assurance maladie obligatoire, dont les recettes reposent sur des prélèvements indépendants des risques, assure une très puissante réduction de la dispersion des coûts de santé supportés par les personnes. » L’Assurance Maladie Obligatoire permet ainsi de mutualiser les coûts entre les différentes classes d’âge « tout en laissant subsister, aux âges élevés, un reste à charge moyen relativement important que l’AMC contribue à mutualiser ». Au total, l’étude permet de démontrer « l’effet important de l’intervention de l’assurance maladie complémentaire en matière de réduction des restes à charge par âge, déjà fortement aplanis par l’intervention de l’assurance maladie obligatoire ».

Par ailleurs, l’HCAAM rappelle que l’AMO concentre ses efforts sur les personnes qui supportent les coûts les plus élevés. A la concentration des dépenses de soins comme des dépenses remboursées par l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire) et l’AMC (Assurance Maladie Complémentaire) sur un petit nombre de personnes, s’ajoutent d’autres phénomènes connus, qui tiennent à ce que les dépenses de soins les plus lourdes (dépenses hospitalières, médicaments « de spécialité » à 100 %, dépenses de soins d’ALD, dépenses médico-sociales…) sont fréquemment remboursées à un taux élevé. 
Sur la base de ces différents indicateurs de mesure de la couverture des soins maladie, le Haut Conseil avance qu’il n’existe, de manière générale, qu’une faible corrélation entre, d’une part, le taux de remboursement et d’autre part la dépense de soins et le reste à charge. « Ce constat d’une absence de liaison forte entre le taux de couverture de la dépense et le montant de la dépense ou le reste à charge peut se mesurer de manière objective sur les soins de ville ». Il conclut qu’il n’est pas possible de s’en tenir au taux de couverture (qu’il s’agisse du taux global de 75,5 % de couverture des dépenses de soins par l’AMO, du taux moyen de couverture des « soins courants », ou d’autres taux généraux) pour porter un diagnostic complet sur le système de prise en charge des dépenses. « Toutes ces considérations montrent qu’une grande vigilance est nécessaire lorsqu’on se fixe pour objectif d’approcher, autant que possible, une description du système tel qu’il fonctionne concrètement pour les personnes ». 

Le HCAAM invite à la plus extrême prudence et vigilance dans la mesure de l’accessibilité financière des soins par l’analyse des restes à charges des assurés sociaux. « La contrainte financière met aujourd’hui sous tension la pérennité de notre système de solidarité, conclut le Haut Conseil. On n’y répondra que par un travail obstiné d’optimisation de la dépense, pour "bien" couvrir les "bons" soins ».

Sources : (1) « L’accessibilité financière des soins : comment la mesurer ? Avis. », Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, 2011.
(2)  « La complémentaire santé en France en 2008 : une large diffusion mais des inégalités d’accès », Questions d’économie de la santé, n°161, janvier 2011, Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES)

jeudi 16 juin 2011

Prévision sur le déficit de la Sécurité Sociale en 2011

Le montant du déficit de l’assurance maladie devrait être de -10,3 milliards d’euros en 2011, selon les estimations de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. 
C’est une légère amélioration par rapport à 2010, où il était de -11,6 milliards. Le déficit du régime général de la Sécurité sociale (qui comprend la branche maladie, accidents du travail, retraite et famille) est lui aussi en baisse à -19,5 milliards d’euros, contre -23,9 milliards l’année dernière.

Cette légère amélioration est en grande partie due à l’augmentation de la masse salariale enregistrée depuis 2010. "La masse salariale du secteur privé, dont l'évolution est déterminante pour les recettes de la Sécurité sociale, suit la reprise d'activité avec un léger décalage", explique la Commission. "Sa progression a été estimée à 2% pour l'année 2010 et s'élèverait à 3,2% en 2011". Pour autant, la croissance des recettes reste "en-deçà de celle des dépenses", indique la Commission.

Une croissance modérée des dépenses de santé
En 2010 et 2011, l'augmentation des dépenses d'assurance maladie est restée inférieure aux années précédentes. Elle a été de 2.7% en 2010, contre 3,7% en moyenne pour les cinq dernières années. En 2011, la hausse des dépenses de santé devrait rester inférieure à 3%.

Rapport de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale : PDF ICI

Future prime sur le "partage de la valeur ajoutée"

Le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2011 créant « une prime de partage de la valeur ajoutée » a été présenté en Conseil des ministres du 25 mai. 
Il devrait être soumis à l’assemblée nationale à partir du 14 juin, puis au Sénat à compter du 28 juin, pour une adoption définitive en juillet.

Ainsi, seraient concernées les sociétés commerciales du secteur privé et certaines entreprises du secteur public qui emploient habituellement 50 salariés et plus, et qui ont versé à leurs associés ou actionnaires des dividendes dont le montant par part sociale ou par action est en hausse par rapport à la moyenne des dividendes versés les 2 exercices précédents.

mardi 14 juin 2011

Comptes de la Sécurité Sociale 2010

Le déficit du régime général atteint 23,9 Md€ en 2010, ce qui représente une dégradation de 3,6 Md€ par rapport au solde de 2009 (-20,3 Md€).

L’ensemble des branches du régime général se détériorent en 2010. Le déficit de la CNAM maladie augmente d’1 Md€ pour atteindre -11,6 Md€. La situation financière de la CNAV s’aggrave de 1,7 Md€ pour atteindre -8,9 Md€. Celle de la CNAF se dégrade de 0,9 Md€ et affiche un solde de -2,7 Md€. La CNAM-AT stabilise son déficit en 2010 à 0,7 Md€.

Les dépenses d’assurance maladie du champ de l’ONDAM = 162,0 Md€ en 2010
Selon les données issues des comptes des régimes, la croissance des dépenses dans le champ de l’ONDAM s’est établie à 2,7% en 2010, ce qui représente une inflexion notable par rapport à 2009 (+3,5%).

L’ensemble des composantes de l’ONDAM ont ralenti en 2010, notamment les soins de ville (+2,8%, contre +3,2% en 2009) et les établissements de santé (+2,0%, après +3,6%).

Rapport de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale : PDF ICI

vendredi 10 juin 2011

Changement de mutuelle et Sécurité Sociale

Si vous changez d'organisme complémentaire (mutuelle, complémentaire santé, etc.), vous n'avez aucune démarche à effectuer auprès de votre caisse d'Assurance Maladie (CPAM).



En cas d'échange électronique mis en place avec votre caisse d'Assurance Maladie (Télétransmission), les organismes complémentaires concernés doivent informer respectivement votre caisse par voie électronique :

  • soit de la date de fin de validité du contrat complémentaire en cas de radiation;
  • soit de la date de validité du nouveau contrat complémentaire à prendre en compte, pour une nouvelle adhésion à un organisme complémentaire.

Vous adhérez à deux organismes complémentaires ? (cas d'un couple dont les deux travaillent dans deux sociétés différentes et sont couverts par deux mutuelles différentes)
Si vous adhérez simultanément à deux organismes complémentaires, il vous appartient :
  • de choisir l'organisme complémentaire auquel votre caisse d'Assurance Maladie adressera les informations de remboursement par voie électronique;
  • et d'informer de ce choix vos deux organismes complémentaires.

En effet, un seul organisme complémentaire peut être destinataire des informations de remboursement par voie électronique de la part de votre caisse d'Assurance Maladie (CPAM).

Plus d'informations sur la télétransmission : ICI
Sur le fonctionnement du tiers payant : ICI

mercredi 8 juin 2011

Statut de détaché et couverture maladie

Si vous êtes détaché, vous relevez de la Sécurité Sociale française. Vous continuez donc de payer vos cotisations habituelles et de bénéficier des prestations sociales françaises. 


Au sein de l’Union Européenne (UE) et dans les pays ayant signés une convention, vous êtes uniquement affilié au régime de protection sociale français. Dans les autres cas, vous devez vous acquitter à la fois des cotisations françaises et locales, si votre pays de travail l’exige. Dans certains pays, comme en Malaisie par exemple, vous n’êtes pas obligé de cotiser. 

Vous et votre famille avez droit, comme en France, au minimum, au remboursement de vos frais médicaux, pharmaceutiques et hospitaliers. Pour cela, vous devez vous munir de certains documents avant votre départ. Vous pouvez aussi vous adresser directement à votre caisse d’affiliation pour obtenir la prise en charge des frais médicaux engagés dans le pays d’accueil.

vendredi 3 juin 2011

Prestations en espèces et prestations en nature : définitions

Prestations en espèces
les prestations en espèces ou indemnités journalières sont destinées à compenser la perte de salaire due à un arrêt de travail.

Prestations en nature
Prise en charge par l'assurance maladie obligatoire, et/ou la protection complémentaire, de tout ou partie des dépenses liées à la fourniture d'un produit ou d'un service médical.

mercredi 1 juin 2011

Changement d'adresse et Sécurité Sociale

Vous déménagez ? Vous pouvez informer votre caisse d’Assurance Maladie en effectuant votre changement d’adresse en ligne en quelques clics.

Le changement d'adresse en ligne
Le service de changement d'adresse en ligne vous permet, en une seule fois, de déclarer votre changement d'adresse, non seulement à votre caisse d'Assurance Maladie, mais aussi à votre Caisse d'allocations familiales, à l'ASSEDIC ou, encore, à l'administration des impôts. 
Vous choisissez librement le ou les organisme(s) à qui vous souhaitez communiquer votre changement d'adresse.

Vous pouvez non seulement déclarer votre changement de domicile, mais aussi celui de toutes les personnes de votre famille qui déménagent avec vous.
Rapide : en quelques clics, informez votre caisse d'Assurance Maladie de votre nouvelle adresse. Pour accéder au service de changement d'adresse en ligne, rendez-vous sur le site dédié : https://mdel.mon.service-public.fr/je-change-de-coordonnees.html et suivez la procédure indiquée.

Remarques
  • N'oubliez pas également de communiquer si nécessaire à votre caisse d'Assurance Maladie votre nouveau relevé d'identité bancaire ou postal en précisant votre numéro de Sécurité Sociale.
  • Si vous changez de médecin traitant, il vous suffit de compléter avec votre nouveau médecin traitant le formulaire S3704 « Déclaration de choix du médecin traitant », téléchargeable et de l'adresser à votre caisse d'Assurance Maladie.


Congé Paternité : définition et fonctionnement

Présentation
Le salarié, père d’un enfant venant de naître, peut demander à bénéficier d’un congé indemnisé d’une durée de 11 à 18 jours calendaires, durant lesquels son contrat de travail est suspendu. L’indemnisation prévue est également ouverte aux pères demandeurs d’emploi ou stagiaires de la formation professionnelle.

Quelle est la durée du congé de paternité ?
Pris après la naissance de l’enfant, ce congé a une durée maximale de 11 jours calendaires (samedis, dimanches et jours fériés compris).
Il est au maximum de 18 jours calendaires en cas de naissances multiples.
Les jours de congé paternité se cumulent avec le congé de naissance de 3 jours, accordé aux salariés pour la naissance de l’enfant. Le congé de paternité et les 3 jours du congé de naissance peuvent se succéder ou être pris séparément, le congé de paternité devant débuter dans les 4 mois qui suivent la naissance.

mardi 31 mai 2011

Statut de détaché ou d'expatrié : définitions et différences

Statut de détaché
Est détaché, le salarié français envoyé en déplacement à l'étranger pour une durée limitée par une entreprise ayant son siège social en France.
Il bénéficie de la couverture sociale française pendant la durée de sa mission à l'étranger. L'entreprise continue de cotiser à tous les risques. Quel que soit le pays, la durée d'un détachement est toujours limitée : Union européenne = 12 mois, autres pays = 3 ans sauf convention.
Ces délais sont renouvelables une fois.

Statut d'expatrié
Dans son acception courante, la notion d'expatriation recouvre le départ et la vie à l'étranger de façon générale. En revanche, pour la Sécurité Sociale française, c'est une définition précise qui désigne celui qui, exerçant son activité professionnelle à l'étranger, relève du droit local du pays où il vit. Il n'est pas soumis à aucune obligation légale en terme de protection sociale, qu'il s'agisse de retraite ou de prévoyance, l'expatrié ne bénéficie pas du maintien au régime de Sécurité Sociale français.
Ce type de statut nécessite de souscrire des couvertures prévoyance et de frais de santé spécifiques en fonction des différents pays d'expatriation.

Pour plus d'informations sur la protection sociales des expatriés : ICI

lundi 30 mai 2011

Ayant droit et bénéficiaire : définitions

Il existe une différence de définition entre la qualification d'ayant droit et celle de bénéficiaire.

Ayant droit : 
Personne bénéficiant des prestations de sécurité sociale, non à titre personnel, mais du fait de ses liens avec l'assuré.

Bénéficiaire
Personne pouvant prétendre à une prestation sociale, à quel titre que ce soit, assuré social ou ayant droit d'une autre personne.

Hospitalisation : chirurgie ambulatoire


De plus en plus d’interventions chirurgicales sont réalisées en ambulatoire, au cours d’une seule journée d’hospitalisation, en dehors de toute contrindication médicale.

Définition
La chirurgie ambulatoire, ou chirurgie d'un jour, est un traitement de chirurgie permettant la sortie du patient le jour même de son admission dans l'établissement de soin. Une telle chirurgie inclut l'ensemble des actes chirurgicaux ou d'investigation, programmés et réalisés dans les conditions techniques de sécurité d'un bloc opératoire, sous une anesthésie de mode variable et sans majoration du risque pour la santé du patient.

vendredi 27 mai 2011

Progression des dépassements d'honoraires

L’Assurance maladie a montré son inquiétude dernièrement face à la progression remarquable des dépassements d’honoraires des médecins libéraux. En effet, depuis 1990, ces dépassements d’honoraires ont tout simplement doublé.

Ainsi, en 2010, on recense qu’un médecin sur quatre exerce en honoraires libres (secteur 2) et cette situation s’accentue chez les médecins spécialistes. À l’exception de la médecine générale, avec une proportion de quatre médecins sur dix pratiquant des honoraires libres.

Les statistiques de l’Assurance maladie montrent que la grande majorité des chirurgiens (85%) travaillent actuellement en secteur 2, c’est-à-dire avec la possibilité d'effectuer des dépassements d’honoraires, ainsi que la moitié (50 %) des gynécologues, des ophtalmologistes et des ORL.

Ce sont par contre, moins de 20% des radiologues, pneumologues ou cardiologues qui réclament un supplément au tarif de la consultation pris en charge par la sécurité sociale.

Quelle solution ?
Le dépassement moyen a augmenté de 25% à 54% du tarif dit opposable, entre 1990 et 2010, enregistrant le chiffre global de :
2,5 Md €
Pour faire face à cette situation alarmante,  l’Assurance Maladie souhaite la mise en place d'un secteur "dit" optionnel.

Dans le cadre de ce secteur optionnel, les complémentaires santé prendraient en charge les compléments d’honoraires maîtrisés, et de leur coté,  les professionnels de santé s’engageraient à opérer avec plus de transparence et de qualité.

Dans le cas où ce dossier, qui stagne depuis 2009, ne serait pas réglé lors des négociations conventionnelles, la classe politique se trouverait alors contrainte de prendre en main la question épineuse des dépassements d’honoraires.
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